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Olivier-et-ses-fourmis.over-blog.com

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Blog dédié à l'élevage de fourmis

Camponotus ligniperda... pas la plus simple des Camponotus, mais une des plus belles endémiques.

Camponotus ligniperda... pas la plus simple des Camponotus, mais une des plus belles endémiques.Camponotus ligniperda... pas la plus simple des Camponotus, mais une des plus belles endémiques.
Camponotus ligniperda... pas la plus simple des Camponotus, mais une des plus belles endémiques.
Camponotus ligniperda... pas la plus simple des Camponotus, mais une des plus belles endémiques.Camponotus ligniperda... pas la plus simple des Camponotus, mais une des plus belles endémiques.

Petite présentation de l'espèce.

Famille : Formicidae
Sous-famille : Myrmicinae
Tribu : Camponotini
Genre : Camponotus
Dénomination spécifique : ligniperdus
Taille de la reine : 16 - 20 mm
Taille du
mâle : 9 - 10 mm
Taille des ouvrières : 7.5 - 15 mm


Répartition géographique : Europe du nord et altitude
Période d'
essaimage : Fin mai - juin
Type de
nid in natura : Bien que son nom laisse suggérer une espèce strictement lignicole, il n'en est rien. Les nids sont généralement creusés à même la terre, sous les pierres, les branches, ou dans le bois en décomposition.
Régime alimentaire in natura : Omnivore
Taille d'une colonie adulte : Environ 5000 ouvrières.
Espèce
monogyne, faiblement polygyne dans de rares cas in natura
Un polymorphisme continu de la caste ouvrière est présent

ELEVAGE

Fondation



Indépendante et claustrale. Après l'essaimage ayant lieu à la fin du printemps, la reine élève seule une première génération d'ouvrières. Il faut placer la reine fécondée dans un tube à essai muni d'une réserve d'eau. La première génération comptera entre cinq et dix ouvrières.(6 pour ma part) Comme toutes les Camponotus françaises, l'étape de fondation est délicate. Procurer à la gyne le plus grand calme.

Le nid
Le nid ne devra pas obligatoirement être blindé. Même si Camponotus ligniperdus à la capacité de creuser le béton cellulaire et le plâtre, peu de forages ont été observés en pratique. Ce phénomène ne se produit uniquement que si la colonie se sent trop à l'étroit. Le nid pourra être en béton cellulaire, plâtre ou plexiglas, au choix. Une humidification moyenne, entre 15 et 50 % de la surface du nid, sera optimale. Elle semble cependant tolérer une large gamme d'humidité et s’accommode de nids relativement secs comme humides. Une profondeur d'un centimètre sera appréciée. Ne pas hésiter à créer certaines chambres un peu plus profondes, de 1.5 voir 2 cm de profondeur. Une aire de chasse standard sera suffisante, Camponotus ligniperdus n'étant pas spécialement sujette aux évasions.

Hivernage
Camponotus ligniperdus est une espèce adaptée aux climats relativement froids et aux hivers rudes. Elle passe in natura entre 5 et 7 mois en diapause en fonction de leur localisation. La diapause est endogène - hétérodynamique, déclenchée donc par l'horloge biologique de l'animal indépendamment des conditions extérieures. Même maintenue à 25 °C, la reine arrêtera de pondre et le couvain de se développer. A l'inverse d'autres genres, les larves hivernent avec la colonie. Elles stoppent leur croissance aux deuxièmes et troisièmes stades larvaires et prennent une coloration jaunâtre caractéristique. Tous ces paramètres sont des signes qu'une vernalisation sera nécessaire avant une reprise du développement. Ce phénomène se produit couramment fin de l'été dans les colonies d'élevages, aux alentours du mois d'aout. Il n'est pas du tout problématique de laisser la colonie à température ambiante durant l'automne, et de leur proposer ensuite 3 à 4 mois entre 5 et 15°C jusqu'au printemps suivant. Cette dynamique est cruciale pour la survie de la colonie, une absence d’exposition aux températures fraiches la dérèglera complètement, pouvant entrainer son déclin, voir sa mort à moyen terme.

Nourriture
Camponotus ligniperdus est une fourmi omnivore à dominance liquide. Toute forme de liquides sucrés et protéinés seront acceptés. Ce régime sera complété par des insectes préalablement passés au congélateur, des fruits, ect. Dans la nature, elles entretiennent de grandes quantités d'aphides dont elles prélèvent le miellat pour se nourrir. Un éleveur inexpérimenté sur-estime souvent la quantité de nourriture nécessaire durant leur première année de vie. Les jeunes fondations déjà gavées ont donc acquis la réputation d'être assez difficile quand au choix de leur nourriture. Dans tous les cas, un régime complet sera nécessaire pour leur bonne santé, ne pas hésiter à varier les plaisirs.

Conditions de maintient

L'espèce apprécie durant sa phase de développement une température de maintient aux alentours de 25°C. Une température comprise entre 24 et 28°C sera l'idéal. Elle tolère cependant bien des températures légèrement plus fraiches (entre 20 et 24°C), et il n'est donc pas strictement nécessaire de les chauffer pour peu que la pièce de maintient oscille dans cette gamme de température. La température influencera le temps de développement du couvain. D’environ un mois pour une ouvrière minor à la température idéale, pourra aller jusqu’à deux mois et demis pour les major. La nymphose se fait dans un cocon. L'humidité devra être moyenne, de 15 à 50% de la surface du nid.

Généralités d'élevages : Les jeunes colonies ont besoin de calme et sont très lentes à démarrer. La fondation délicate, le temps de passage de l’
œuf à l'imago, le tout couplé à une période d'activité raccourcie en font une des fourmi au développement le plus lent couramment élevée. De ce fait, il s'agit d'une espèce à déconseiller aux débutants souvent pressés, ou qui ne peuvent pas proposer un régime ou une diapause adaptés à la colonie. L'éleveur de Camponotus ligniperdus devra savoir faire preuve de flegme et d'une patience sans faille pour obtenir une colonie populeuse, et ce sur plusieurs années.


 

Camponotus ligniperda... pas la plus simple des Camponotus, mais une des plus belles endémiques.Camponotus ligniperda... pas la plus simple des Camponotus, mais une des plus belles endémiques.
Camponotus ligniperda... pas la plus simple des Camponotus, mais une des plus belles endémiques.
Camponotus ligniperda... pas la plus simple des Camponotus, mais une des plus belles endémiques.Camponotus ligniperda... pas la plus simple des Camponotus, mais une des plus belles endémiques.

INFORMATIONS RELATIVES A Camponotus ligniperdus

C'est une espèce qui se veut discrète par endroit. Les nids peuvent être abondants en altitude, jusqu'a 2100 mètres. Au nord de sa répartition, l'espèce niche au lisière des forêts et dans diverses zones bien exposées. Elle devient franchement montagnarde au fur et a mesure de sa descente vers le sud. Bien que rarement lignicole, la présence d'arbre dans leur entourage est un facteur important pour leur développement in natura.

Il existe un polymorphisme continu de la classe ouvrière. Les ouvrières sont communément différenciées en trois types selon leur taille : minor,
media, major, des plus petites aux plus grandes. Les plus gros major peuvent atteindre une taille similaire à la gyne, et possèdent de puissants muscles mandibulaires entrainant des morsures douloureuses. Elle fait partie, avec d'autres espèces du genre Camponotus, des plus grandes fourmis que l'on peut retrouver en Europe.

Le
thorax est rouge, la tête et le gastre sont noirs à l'exception du premier tegrite coloré en rouge chez Camponotus ligniperdus. La gyne présente une coloration similaire, à l'exception du mesonotum qui peut être de rouge foncé à noir. Il existe des variante de Camponotus herculeanus plus foncées.

L'espèce essaime typiquement à la fin du printemps, les
sexués mâles et femelles sont produits durant la saison précédente et hivernent au sein de la colonie. In natura, la période d'activité s'étend, en fonction des localisations, de début avril à fin septembre. Les colonies en captivité sont bien souvent sorties de diapause avant cette date, ce qui explique un léger décalage de leur cycle de développement. Les essaimages sont moyennement importants. Pour peu que l'on soit présent au bon moment au bon endroit, il est possible de ramasser une gyne fécondée.

Il ne s'agit pas d'une espèce spécialement dominante, combative ou agressive. Elles n'hésiteront cependant pas à se défendre vigoureusement si le nid est dérangé. L'espèce n'est pas particulièrement sensible aux acariens, bien que ceux-ci doivent être comme toujours évités tant que possible.

Particularité comportementales :

Comme chez toutes les Camponotus, un grand nombre de
trophallaxies peut-être observé.

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