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Olivier-et-ses-fourmis.over-blog.com

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Blog dédié à l'élevage de fourmis

Allez place au espéces moyennes....et les casseuses de graines, mes Messor barbarus

Allez place au espéces moyennes....et les casseuses de graines, mes Messor barbarusAllez place au espéces moyennes....et les casseuses de graines, mes Messor barbarus

Présentation de cette espèce particulièrement adapté aux débutants dans l'élevage par Will.

Taille des ouvrières:
4,0 à 12,0mm Polymorphe

Fondation Indépendante et claustrale. Après l'essaimage ayant lieu en automne, la reine survit à l'hiver grâce à ses réserves et élève sa première génération d'ouvrières au printemps. Placez la reine fécondée dans un tube à essai muni d'une réserve d'eau. Pour respecter les conditions de vie in natura, une mise en diapause devra être effectuée avant d'observer la ponte. Cependant, certaines expériences montrent que la reine peut se passer de diapause avant de pondre si celle-ci est fortement chauffée directement après capture. Cette pratique semble cependant avoir un impact globalement négatif sur la santé de la fondation.

Le nid

Le nid devra être blindé car l'espèce est capable de creuser le béton cellulaire. Cependant, à l'instar de beaucoup d'autres espèces foreuses, elles ne le feront principalement que si un manque de place se fait sentir. Un nid en plâtre ou béton cellulaire blindé au mortier est souvent utilisé en pratique, mais l'espèce tolère aussi les nids en plexiglas. Le nid devra être moyennement humidifié, entre 25 et 50 % de la surface du nid humide sera optimale. . Le genre Messor ne pratiquant pas la trophallaxie, celle-ci est particulièrement vulnérable à un asséchement du nid qui s’avérera vite fatal. L'espèce nécessite néanmoins des pièces sèches pour entreposer les graines sans que celles-ci ne soient dégradées par des moisissures. La conception du nid et l'équilibre de son humidification sont des aspects à bien prendre en compte si l'on veut procurer à cette espèce un habitat idéal.
L'espèce créant de grandes colonies, une aire de chasse conséquente devra être prévue pour une colonie adulte. Ce ne sont cependant pas de bonnes grimpeuses et les ouvrières ne sont pas connues pour être spécialement propices à l'évasion.

Hivernage

Comme toutes les espèces de Messor, elle est exogène - hétérodynamique : le besoin de diapause est donc un sujet qui fait souvent débat autour des espèces du genre. Celle-ci est induite par une baisse des températures extérieures, bien présente dans leur habitat naturel. Un éleveur consciencieux prendra donc à cœur de reproduire cette dynamique en proposant à la colonie une température comprise entre 8 et 15°C durant environ 3 mois, classiquement de novembre février. Cependant, des cas de colonies apparemment en bonne santé maintenues en captivité sans hivernage existent.

Nourriture

Messor barbarus a une alimentation à dominance granivore. Les ouvrières forment de longues files de récoltes de graminées en tout genre, qu'elles stockent dans des greniers souterrains faisant partie intégrante de leur nid. Les amylases salivaires puissantes de ces fourmis dégradent l'amidon contenu dans les graines en sucres simples qui sont ensuite assimilés. La trophallaxie n’étant pas présente chez le genre, la formation de ce "pain" à partir des graines représente une forme de digestion externe faisant intimement partie de leur organisation sociale. Un insecte mort, ainsi que des fruits bien mûrs, seront aussi appréciés et complèteront le régime alimentaire en captivité.
A noter que si l'espèce ne pratique pas la trophallaxie, et n'a pas de pièces buccales bien adaptées à la consommation de liquides, elles ne rechignent pas à se nourrir occasionnellement de divers substances sucrées, de jaunes d’œufs... Un abreuvoir dans l'aire de chasse sera également apprécié.
Pour plus de renseignement sur l'alimentation du genre Messor, cette vidéo est à disposition.

Conditions de maintien

L'espèce apprécie une température de maintien aux alentours de 25°C. Une température comprise entre 25 et 30°C sera l'idéal. Elle tolère cependant bien des températures légèrement plus fraiches (entre 20 et 25°C), et il n'est donc pas strictement nécessaire de les chauffer pour peu que la pièce de maintien oscille dans cette gamme de température.
La température influencera le temps de développement du couvain. D’environ un mois pour une ouvrière minor à la température idéale, pourra aller jusqu’à deux mois pour les plus gros major. La nymphose est nue. L'humidité devra être moyenne, de 25 à 50% de la surface du nid. Il est important de prévoir des pièces humides de vie, et des pièces d’entrepôts à graine sèches.
Généralités d'élevage : Messor barbarus est une fourmi appréciée des éleveurs. C'est une espèce sujette au stress : les vibrations déclenchent facilement la panique de la colonie, ce qui doit être dans la mesure du possible évité. Les fondations sont relativement lentes au démarrage, et il faudra compter plusieurs années avant d'obtenir une population conséquente. Les colonies populeuses sont très actives, un grand nombre d'ouvrières s’efforcera à récolter des graines dans l'aire de chasse qui devra être adaptée. Les nourrir de graines, tel que les classiques mélanges pour oiseaux disponibles en animalerie, sera suffisant. Ce régime peut cependant être complété par divers aliments : insectes morts, fruits, nourriture séchée, ect.

Allez place au espéces moyennes....et les casseuses de graines, mes Messor barbarus

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